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Lignes de désir : rencontre avec Raphaël Zarka

Lignes de désir : rencontre avec Raphaël Zarka (2019)
Plateau multimédia.

 

~~Les Beaux-Arts de Marseille  au Frac Provence-Alpes-Côte d'Azur présentent
Lignes de désir : l’histoire de l’art relue par les artistes
Un cycle de rencontres proposé par Anna Dezeuze, dans le cadre du programme de recherche Le Bureau des positions.

Nominé pour le Prix Marcel Duchamp 2013, Raphaël Zarka produit ce qu’il appelle de la « sculpture documentaire ». Si ses sculptures évoquent l’abstraction géométrique du modernisme et du minimalisme, elles peuvent en effet prendre comme point de départ deux grands rhombicuboctaèdres en béton découverts au détour d’une route, tout comme les polyèdres conçus par un mathématicien cristallographe du XIXe siècle. Zarka développe ainsi une « archéologie » du modernisme en puisant dans l’histoire des sciences et des technologies. Par ailleurs, il interroge l’architecture et l’urbanisme modernes en observant les usages de l’espace urbain par les skateurs. Au cœur de cette pratique : la réplique, en tant que sculpture, document et récit.


Lignes de désir est un cycle de rencontres proposé par Anna Dezeuze, dans le cadre du programme de recherche Le Bureau des positions.

À quoi sert l’enseignement de l’histoire de l’art en école d’art ? Quels sont le rôle et les enjeux de l’histoire de l’art pour l’artiste aujourd’hui ? À l’inverse, comment la transmission, les outils et les formes de l’histoire de l’art peuvent-ils être « affectés » par les pratiques de l’art contemporain ?

Ce cycle de rencontres avec cinq artistes contemporains emprunte à l’urbanisme le terme de « lignes de désir », qui désigne les sentiers tracés par les usagers en dehors des axes de circulation que dessine l’espace construit. Il se propose d’explorer les manières dont les pratiques artistiques mettent en question les chemins linéaires, normatifs et autoritaires dessinés par les canons et les chronologies traditionnellement associés à l’histoire de l’art. Il s’agira plutôt de suivre, au fil de ces rencontres, les méandres des désirs des artistes et des historien(ne)s d’art. Car le désir, c’est aussi ce qui se retrouve au cœur de l’enseignement en école d’art.

Notre réflexion s’articulera plus particulièrement autour de trois axes principaux : la relecture du modernisme en art et en architecture, la (re)découverte d’artistes femmes mises à l’écart par les récits canoniques et l’interrogation, depuis les marges, d’une perspective axée sur l’Europe et l’Amérique du Nord.

Ensemble, nous découvrirons comment ces questions irriguent et prennent forme dans le travail des artistes, non seulement par le biais de références explicites ou implicites, mais aussi à travers les nouveaux dispositifs de narration, de documentation et de scénographie qu’ils mettent en œuvre.

Programme des rencontres
30 janvier Lignes de désir : rencontre avec Jagna Ciuchta
27 février Lignes de désir : rencontre avec Jennifer Caubet
27 mars Lignes de désir : rencontre avec Charlotte Moth
24 avril Lignes de désir : rencontre avec Jaime Gili
22 mai Lignes de désir : rencontre avec Raphaël Zarka

Ce cycle s’inscrit dans le séminaire animé par Anna Dezeuze dans le cadre du Bureau des Positions, projet de recherche soutenu par le Ministère de la Culture. Aux Beaux-Arts de Marseille, Jagna Ciuchta et Jaime Gili participent aussi à l’Atelier de Recherche et de Création « Modulor » organisé par Katharina Schmidt (dans le cadre du Réseau Peinture projet de recherche entre écoles), tandis que Jennifer Caubet propose le workshop filé « Espaces partitions » à l’invitation de Lise Guehenneux.

Publié le 29/03/2019


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