expos

Bertrand Gadenne, Richard Monnier

Richard Monnier et Bertrand Gadenne, même si en apparence, visuellement, théoriquement, historiquement, il n'y a pas de lien évident, pas de relations esthétiques, apparait un lien autre, une histoire liée, une émotion qui fait sens.

Pourquoi ce qui est de l'ordre de l'expérimentation des matériaux serait en complète opposition au travail de la subjectivité que l'animalité transporte ? Il y a de la différence et donc de la ressemblance, ils sont frères dans une attitude, le secret, la délicatesse, la mise en mouvement de l'imperceptible, le langage du monde, une goutte d'eau, un clignement de l'oeil de l'oiseau.

C'est ce qui frappe, frappe l'oeil, encore un mystère, éclaire en profondeur, à la fois le langage des choses vivantes, des choses qui se meuvent. Entre eux deux, noblesse et dignité comme disait l'autre (Nicolas Poussin) il suffit de déplacer le centre de gravité, cela Richard Monnier le sait bien, pour que se dissolvent les absolues certitudes des catégories.

Anne Marie Pécheur

Bertrand Gadenne, Richard Monnier

© Maintenance X, 1985
Bouées et treillis métallique, 150 x 100 x 100 cm
Vue d'expositon, Domaine de Kerguéhennec, Bignan, 2002
Collection Musée Cantini, Marseille.

Publié le 20/06/2017


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